Vient de paraitre :

                 

                                                                                                                              Un entretien avec  l’auteur


Causepsy : Avec votre dernier ouvrage « Chroniques d’un beauf ordinaire » vous vous éloignez de votre écriture habituelle. On vous a connu essayiste sur la psychanalyse, auteur de théâtre et sur causepsy.fr, critique littéraire.

M.M : Critique littéraire c’est un peu pompeux, mais oui c’est ce que je fais sur mon site et également pour la revue Méthode, qui est une revue d’idées et d’actualités.

Causepsy : Votre ouvrage ressemble à des confidences intimes, est-ce que c’est un prolongement de votre analyse, un besoin de se raconter ?

M.M : Ce n’est plus la mode de prolonger son analyse par l’écriture et ce n’est pas le cas. Mon analyse est terminée, si ça se termine un jour, depuis plus de quarante ans. J’ai continué à m’intéresser au freudisme et j’ai effectivement écrit sur le sujet, peut-être le ferai-je encore, j’ai suffisamment de matériaux en stock pour cela. Mais j’ai senti le besoin de passer à autre chose. Il n’y a rien d’intime dans les Chroniques, sinon quelques souvenirs d’enfance.

Causepsy : Vous parlez pourtant de votre analyse...

M.M : Comme des souvenirs, comme quelque chose que j’ai vécu. Cela a fait partie de ma vie, comme de militer au Parti Communiste dans ma jeunesse a fait partie de mon existence. J’ai connu aussi d’autres expériences, j’en parle sans tabou, sans vantardise non plus. Il n’y a là rien que des choses très banales pour quelqu’un de ma génération. Je suis resté freudien, mais pas communiste. J’ai toujours été étonné par le besoin qu’ont les gens de se mentir à eux-mêmes. Le déni reste quelque chose d’extraordinairement fascinant, qu’il soit celui des individus ou ceux des peuples. C’est peut-être grâce au besoin du mensonge qu’ont les hommes que je continue à m’intéresser à l’être humain, c’est fascinant.

Causepsy : Vous racontez également votre expérience d’hospitalisation, on ne peut pas dire que les médecins trouvent grâce à vos yeux !

M.M : Il y en a qui sont humains, tout de même. Mais l’hôpital est un lieu où sont rassemblés les malades, les débiles et les vieux. C’est un bâtiment concentrationnaire et dans tous les lieux concentrationnaires le pouvoir est débridé et sadique. Même si je ne partage pas toutes les options et opinions de Michel Foucault, son ouvrage La naissance de la clinique et son analyse de l’institution hospitalière restent une référence.

Causepsy : Tout de même ! Dans votre ouvrage vous tapez sur les intellectuels de gauche sans ménagement et vous en faite l’éloge sitôt qu’on vous interroge ! Vous ne croyez pas qu’il y a là quelque chose de contradictoire ?

M.M : J’écris également dans mon ouvrage que lorsque j’ai visité la cathédrale de Reims, cathédrale de tous les couronnements, j’ai prié pour le retour du Roi et je suis ensuite allé manger dans un restaurant chinois. Ce fut totalement illogique, mais délicieux et pas cher. Qui n’a pas ses petites contradiction ?

Causepsy : On voit au moins que vous n’avez pas perdu votre humour, signalons aussi aux lecteurs éventuels que vous parlez de votre relation aux animaux, de manière assez émouvante.

M.M : C’est normal, je postule pour décrocher la rubrique des chiens écrasés dans mon journal local, j’essaie de mettre toute les chances de mon côté !

Causepsy : Nous vous remercions pour cet entretien et souhaitons à nos lecteurs une bonne lecture.

 

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