causepsy.fr ne se veut pas un "défenseur" de la causepsy, comme on pourrait
l'entendre, mais "cause" de "psy".
Notre but n'est pas de diffuser
de la littérature anti-psychanalytique, les neurosciences et le cognitivisme n'ont
pas besoin d'un coup de main pour cela.
Ce qui ne veut pas dire que nous soyons
silencieux sur les énormités qu'a pu proférer plus souvent qu'à son tour la gent
psychanalytique, c'est au contraire, comme son nom l'indique, une de ses raisons
d'être. Ce site est donc destiné à la réception et la diffusion d'écrits critiques
touchant la psychanalyse.
Nous ne sommes pas de ceux qui pensent que la
place du psychanalyste se situe dans les média à donner des leçons
de "bienpensance" ou derrière un micro à fourguer des conseils
stupides aux mères super-dépassées. Un
diagnostic fait en quelques secondes n'a rien à voir avec la psychanalyse mais
relève de la psychologie mielleuse de super-marché et du "business"
médiatique.
Le
psychanalyste n'a pas à se faire le régulateur des institutions, c'est une simple
question d'éthique et de... neutralité ; la place du psychanalyste est
derrière un divan, dans une expérience unique et irracontable et pour suivre Freud,
qualifiant les premiers analystes de "bande de délinquants" au mieux, derrière
les barreaux !
Notre
conception de la psychanalyse est proche de la définition qu'en donne Jacques
Alain Miller, dans le "Prologue de Guitrancourt" et dont nous reproduisons ci-dessous
un extrait (Ce qui ne veut pas dire que nous soyons des lacanolâtres) :
"Nulle
part au monde il n'y a de diplôme de psychanalyste. Et non pas par hasard, ou
par inadvertance, mais pour des raisons qui tiennent à l'essence même de la psychanalyse.
On ne voit pas ce que serait l'épreuve de capacité qui déciderait du psychanalyste,
alors que l'exercice de la psychanalyse est d'ordre privé, réservé à la confidence
que fait le patient à un analyste du plus intime de sa cogitation. Admettons que
l'analyste y réponde par une opération, qui est l'interprétation, et qui porte
sur ce que l'on appelle l'inconscient. - Cette opération ne pourrait-elle faire
la matière de l'épreuve ?-
D'autant que l'interprétation n'est pas l'apanage
de la psychanalyse, que toute critique des textes, des documents, des inscriptions,
l'emploie aussi bien. Mais l'inconscient freudien n'est constitué que par la relation
de parole que j'ai dite, ne peut être homologué en dehors d'elle, et l'interprétation
psychanalytique n'est pas probante en elle-même, mais par les effets, imprévisibles,
qu'elle suscite chez celui qui la reçoit, et dans le cadre de cette relation même.
On n'en sort pas [...]".
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Le concepteur du site...
Michel Mogniat étudie les Sciences Humaines à l’Université de Paris VIII-Vincennes dans les années soixante-dix.
Il écrit de nombreux articles sur la psychanalyse.
En 2004 il crée le site web « causepsy.fr ».
Il participe également à des émissions de radio et de télévision.
Auteur de théâtre, en 2006, une de ses pièces « La bonne conscience » est jouée en Ukraine dans le cadre d’un festival francophone, la pièce est reprise à Calais en 2010.
Il travaille actuellement à la préparation de son prochain ouvrage "Les paradoxes de la psychanalyse"
Publications :
En 1999 Axnos, un drame en vers en cinq actes. (Épuisé) visible sur le site.
En 2003 « Antigone à la Rochelle », une tragédie en vers classiques. (Épuisé) visible sur le site.
En 2008 « L’Idéologie freudienne », un essai contemporain sur la psychanalyse. éd. Edilivre.
En 2009 « Le masochisme sexuel », un essai sur le masochisme. éd. L’Harmattan lui vaut des critiques élogieuses.
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