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Un peu de poèsie..... ......dans ce monde de brutes !

Vous trouverez les poèmes de Michel en cliquant ici : Les poèmes de Michel Ceux de Jean-Marie ici : Jean-Marie
  Ceux de Jérôme sont là-dessous....

Jérôme Meunier

Saltimbanque aux jeux de mots poétiques et à la poésie qui fleure parfois le calembour ou l'irrévérence, mais toujours la tendresse, Jérôme est un artiste  complet : dessinateur et peintre, il est également trompettiste de jazz....
Ces textes sont issus de plusieurs ouvrages (L'harpaille et le boutre, Seuls les pets des autres sentent mauvais, Pour une bouchée de pain). Ces recueils ont été publiés aux éditions Sunny side et ont fait l'objet d'un dépôt légal en octobre 2003. Jérôme n'ayant pas d'adresse de courriel, vous pouvez le contacter par l'adresse du site.

*
Spontanéïste convaincu, il conservait en lui tout un conflit de génération...
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Je fabrique des sabliers et c'est mon passe-temps...
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Mensonges sur l'oreiller....Pieu-mensonges !
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Et ce garçon de restaurant efficace et rapide qui se demandait trop souvent à quoi il servait....
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Quand un tétard meurt dans sa vase, je pense néanplus qu'il y aura une grenouille née en moins...
*
J'ai entendu un traversin dire tendrement à un oreiller :
"Ne change jamais, je t'aime comme taie..."
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Pour un oui, pour un non, il passait son temps à se marier....
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Heureux je suis...C'est certain...J'ai une nouvelle petite amie et elle commence demain.
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Et comme disait le miroir : "Je vous emmerde et c'est tout réfléchi !"
*
Allo Victor ? C'est Ténardier, pardon, je ne voudrais pas déranger, c'était juste pour un brin de Causette...
*
Quand on remonte aux sources...Il n'y a plus d'eau.
*
C'est au moment où la pensée commence à s'exprimer que le mensonge pointe son nez.
*
Dans un discount, à pied...Comme il fait bon marcher...
*
Juste avoir la chance de l'homme que tu aimeras.
*
La nuit, c'est un peu plus compliqué...exactement comme le jour mais en beaucoup moins clair.
*
Un jobard avec une tronçonneuse...un con sciant !
*
Avis sur la chaussée...comme opinion sur rue.
*
Lu entre les lignes
des pages roses d'un dictionnaire :
La rouquine avait comme des œufs sur le plat une
Toute petite poitrine…La rousse aux petits roberts…
*
… Quand deux crapauds s'embrassent forniquent et sur la lancée
excités hilares
Ecartant grand les fesses
S'enculent longuement écrasant leurs pustules
Il est de plus en plus rare
Qu'une fée apparaisse…
*
Jamais masculine
Pourtant singulière
Cette obscurité profonde
Souvent obsessionnelle
Uniquement se célèbre
Dans des féminins pluriels…
Les ténèbres…
*

Parler

Ce que j'aurai aimé
C'est puiser et puiser
Epuiser avec elle
Une intimité nouvelle
Totalement opposée
A celle du toucher
Découvrir sa nature son essence
Cesser les attouchements les caresses
Surtout faire connaissance
En oubliant ses fesses
Entamer un dialogue un tête à tête
Parler … à deux
Abandonner le tête à queue.

*

A ce stade là…


Méditerranée -1913. première traversée. Roland Garros.
Protecteur de la nature, de la royauté, des fleurs héraldiques, grand perfectionniste, il mit au point le tir à travers l'hélice ! ?… sans jamais effleurer les pétales.
Voire les pales. Du tir aux balles, des balles au tennis, du tennis au stade, Roland Garros est né, pour le bonheur des joueurs, des fans, puis des fans de joueurs.
Pour l'emplacement, le choix était difficile.
Aubervilliers était en lice contre les beaux quartiers, Auteuil, Boulogne et son bois très prisé .
L'opinion était balancée, pas consultée ! Roberval y alla de ses deux fléaux…
Aubervilliers ne fit pas le poids. Battu sur tous les plateaux.
Je ne sais que penser de ces maudites différences !
Faire le mur à Roland Garros pour retrouver le Bois de Boulogne…
Faire le mur à Aubervilliers pourpiétiner dans la Charogne!
Juste un lieu de naissance, de résidence,
pour assurer la discordance !
D'un côté, une grosse affaire de tennis.
De l'autre, un gros problème de pénis.
Balles jaunes d'or pour l'un…
Peau de balles ou de rouleaux pour l'autre…
Et vraiment, jamais de balles neuves à La Courneuve !
Roland Garros, jeunesse dorée, jeunesse paumée d'Aubervilliers.
Ca ne tient pas à grand chose…
Un homme, une femme ; grosse giclée ! La misère a bon dos…
L'un mange le poulet, l'autre suce les os.
Une réussite, une catastrophe, pilule périmée, capote trouée,
dans quel milieu faut-il percer ? …

*

Quand une bonne Arienne épouse un bon à rien…

Et pourtant, tout avait bien commencé.
Arius était présent et toute l'Alexandrie.
Bien sûr, nous étions en 300, juste après J.C.
Pour unir ces deux là qui n'avaient rien compris.
Le bon à rien était chrétien véritable, cela n'arrangeait rien.
La bonne Arienne était toute prête, décidée à suivre son amant, à se convertir de bonne foi, simplement.
Mais lui, pas très futé, plus crétin que chrétien, opinait de la tête en lui tendant la main.
Arius parla très fort, demanda le silence, cherchant un argument pour tromper le croyant.
Tout en se retournant, il regarda l'Arienne qui à travers sa tunique révélait un corps de déesse magnifique.
Il fallait couper court, prendre une décision.
D'un coup de glaive adroit, il fendit le tissu, évitant la toison et laissa sur la place la belle entièrement nue.
Un long murmure proche d'un chant monta de la foule, plus un assentiment qu'un reproche.
Profitant de son avantage, Arius annonça d'une voix claire :
- Voilà, chrétien ce que je t'offre en échange de ta foi. Je te donne la reine la plus belle, aimante et vierge, si tu la veux, elle est à toi.
- Ce sera mon cadeau de noce.
Le crétin, médusé ne se le fit pas dire deux fois…
Il déchira ses chaînes, libérant sa croix.
Abandonnant d'un seul coup J.C., sa foi, ses lois…
J.C. qui jusqu'à ce jour ne lui avait donné que la main d'Onan pour satisfaire ses interminables soirées d'amour…
D'Onan…donnant !

 

  • Participez, pour gagner…

    L'important, c'est de gagner…
    Pas de participer.
    En participant, votre but, le seul
    Est de vaincre.
    Pas de prendre part, de contribuer.
    On s'inscrit en compétition
    Avec une tête de gagnant.
    Pas une tête de participant.
    Et pour gagner,
    Une tête, c'est suffisant.
    Vous pouvez le répéter ou le redire,
    Participer…d'une tête…ne veut rien dire.
    On peut participer au présent, au passé, mais quand il faut gagner, c'est présentement.
    Croyez-moi, gagner, c'est l'important.

*

 

Filatures…du suivi… dans le dénuement… du ver.

Oui, maintenant je m'en souviens, c'était à Roubaix.
Ou à Tourcoing, ou pas très loin, lez…si vous préférez.
Visitant une petite fabrique, spécialisée dans l'entrelacement, l'entrecroisement, le tissage enfin ; à mon grand étonnement, je n'ai rencontré ni machines ni ouvrières ni ouvriers, aucun, aucune personne du métier !
Par contre, stupéfait, sur de belles feuilles vertes, bien nervurées, j'ai remarqué de petits animaux au corps cylindrique mou et allongé, nu comme un ver, y ressemblant à s'y tromper.
Sur chaque feuille je les ai comptés, amusé ! Un, deux, trois…sept, huit, neuf…au total, dix vers, tissant !
Amusant, non ! Vraiment, une très plaisante journée.
Indispensable, les vers.
Ils sont toute la poésie de la terre entière.
Toute leur force regroupée dans l'union…uni-ver pour l'univers ; n'oublions pas que le ver tous terrains, bien que parfois de mœurs souterraines est le lombric du monde ! (Pardonnez-lui, par moment, il ne sait plus ce qu'il dit ni surtout ce qu'il écrit…mea culpa, maxima culpa).
Il peut être à vous, à moi, à toi ou en toute facilité à soie, encore dans son cocon, bombyx du mûrier.
Ou bien encore totalement révélé comme tiré de votre nez ! Mais avec quel talent, monsieur de Bergerac en a déjà parlé !
Sur une énorme feuille, sans vous porter ombrage, il peut être luisant pour mieux vous éclairer.
Bien qu'il n'en ait pas, prenez garde à son dard !
Et aux vers, ne soyez jamais piqués.
Mais vous, oui vous qui me lisez, avez-vous déjà eu un ver
bien à vous ?…
Comme un plaisir… solitaire ?
Très honnêtement, à part le ténia, je pense sincèrement qu'il est difficile d'avoir un ver à soi !
Et j'en termine là, ces larves me fatiguent.
Qu'elles soient embryon, lémure, âme errante d'un trépassé, individu méprisable et méprisé comme le spectre d'un mort revenant tourmenter les vivants jusqu'à leur fin pour mieux en terminal, les asticoter…
Cette fois la boucle est bouclée. Et comme disait Goethe : …dass dich Gott… ! (Pour la traduction, consultez l'ami Fritz)

 

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Hommage à Devos : "Mangeant un quatre quart en buvant un demi j'ai présenté ma moitié à un tiers dans l'étroit car....
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Ronsard...Du Bellay...Belleau...Jodelle...Toute une Pléïade de poêtes sont morts...et moi...j'ai une petite douleur à la couille gauche !
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"Syndrome" : Je n'ai pas une affection particulière pour ce mot, et si c'était le cas, je n'en ferais pas une maladie...
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"Badiner" : verbe intransitif...voire intransigenat avec l'amour.
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"Bacon" : chatte naine et anglaise.
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Un samouraï parle à son sabre qu'il vient de s'enfoncer fortement dans le ventre :
"...Oui...lame...j'expire" (1564-1616)
*
J'ai essayé de naître, puis de n'être qu'un seul personnage à la fois, mais tous totalement différents.
*
Le mélange homo gêne...
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Réflexion d'un chien de traineau désabusé : "Après moi des luges..."
*
Seul le pneu peut faire un très long voyage autour de sa chambre.
*
Commencez par aimer ce que vous faites et vous finirez par faire ce que vous aimez.
*
Je suis enfin arrivé à fournir une trique à mon Ego.
*
Il mourut en écoutant son tout dernier roman...Lecteur décédé.
*
La femme...C'est un homme qui a réussi.
*
L'imperméable ne l'est pas forcément "preuves à la pluie".
*
Quel âge as-tu ma belle puce ?
Pourquoi perdre son temps à quérir des puces l'âge ?
*
… Le bonheur retrouvé
Le malheur revenu
C'est sur le visage
Quelques rides de plus…
*
… On pourrait simplement penser
Qu'un Carnabot est un bus de petite taille…
Il n'en est rien.
C'est un grand éteignoir muni d'un long manche
Et très utilisé dans les églises
Par le bas clergé…
*
La vie n'est pas gaie…
Trop souvent rivière tranquille
Et nous y passons
Toutes nos journées
A ramer…
Tenez…
Prenons le cas Noé…
Priez et pardonnez !

*

Elévation

Je sais que vous aurez beaucoup de peine, quand vous constaterez mon départ.
Surtout pour vous, bonnes gens, d'un certain âge.
Mais je ne peux continuer à vivre ainsi, enfermé dans une cage.
Seules, les personnes bien élevées me regretteront.
Les gens de bas étages, ignoreront mon absence.
Adieu !

Signé : l'ascenseur.

*

Se perdre en conjectures…

Jamais en conjonctures…
La conjecture doit être une simple supposition, totalement fondée sur des apparences, voire des probabilités…
sorte d'hypothèse qui n'a reçu aucune confirmation.
(cf. Larousse)
Voilà cinq fois que le Noir sort, si maintenant je joue le Rouge, j'ai toutes les chances de gagner !
" Tout mon tapis sur le Rouge " C'est une conjecture. " Les jeux sont faits ? …
Rien ne va plus…plus rien.
" Le Noir "
Ce n'est plus une conjecture, c'est une erreur !
Pas la gloire !
Vous auriez pu, simplement, vous livrer à des conjectures et vous arrêtez là !
Non, il a fallu que vous vous perdiez en conjectures !
La conjoncture, c'est également un jeu, le résultat d'un concours, d'un concours de circonstances.
Quand elle est favorable, ce peut-être une occasion.
Sans aucun contrat de garantie !
D'aujourd'hui, elle emplit la bouche des politiques, comme des poubelles la conjoncture actuelle !

*

 

Pas arracheur de dents… menteur, plutôt bluffeur… Assurément .

J'ai trompé tout le monde et mon père !
J'ai trompé la vigilance de mes anges gardiens,
m'échappant du quotidien, des semaines journalières, des semaines entières.
Je n'ai pas trompé les espérances de ma famille.
Car en bluffant, j'ai tout réussi…
Trompant encore, la faim et l'ennui. Je n'ai pas inventé un personnage. Un ne me suffisait pas.
J'en voulais plusieurs, toujours davantage, changeant de peau à chaque occasion, sorte de caméléon, mais plutôt amé-Jérôme !
Car ne vous y trompez pas, comme le mensonge, le bluff est une drogue dure. A durée illimitée. On ne s'en passe pas, on ne s'en lasse pas !
Les origines du mal sont très anciennes, soixante et onze ans.
Tout a commencé, trois mois avant ma naissance. Dans un ventre, bien au chaud, sentant un danger imminent, j'ai donné de toutes mes petites forces et pas inconsciemment, un énorme coup de pied, faisant trébucher ma mère, surprenant un tireur fou qui visait sa tête ; déplaçant très légèrement le canon, logeant du même coup, cinquante chevrotines dans le bras de maman.
Le responsable, à aliéner était mon oncle Albert. Il jouait les cow-boys, l'inconscient, avec un fusil de chasse qu'il croyait déchargé depuis longtemps. Non, il n'y avait pas de pomme sur la tête de maman.
Trois mois plus tard, nouvelle alerte, tout aussi grave, juste au moment où je pointais le bout de mon nez. Cet accouchement fut une chose horrible pour maman. Interminable, déchirant. Elle souffrait le martyr, hurlant, délirant.
-"Arrêtez, arrêtez, tuez-le…je ne veux plus d'enfant !…"
et moi, petit César comprenant tout en un instant, sentant que je faisais souffrir, entravant la sortie, avec un culot démesuré, comme un bluff, plus culot que bluff, expirant tout l'air qui gonflait ma poitrine, baissant la tête comme un coureur rentrant les épaules, joignant les bras, me faisant tout petit, tout petit, chiant et pissant à la fois, pour mieux glisser, croisant les doigts, je fus comme un pet expulsé dans un éclat de joie ! Pour la seconde fois je venais d'échapper à une mort certaine.
C'est certain, ces deux évènements ont eu une influence, sorte de main mise sur mon grandissement et plus tard sur mon comportement.
Le bluff, c'est inné, au fil des ans ça se travaille, s'entretient, se bichonne. Pour réussir, j'ai continué à bluffer, travaillant beaucoup plus que les autres sans en parler à personne, voulant ressembler à celui qui œuvre comme tout le monde.
Je faisais facilement les trois huit,
alors que deux auraient suffit!
Toujours un travail à dormir debout !
Mais contrairement au loir, il me faut très peu de sommeil. Surtout le soir ! J'étais gonflé, rempli, dopé, plein de bluff comme ces sprinters bourrés de produits interdits pour faire baisser le chronomètre. Contrôles, éliminés !
Le bluff est en vente libre, pas surveillé. Seul le détecteur de mensonges dit la vérité.
Mais le bluff, comme une lettre à la poste n'est pas détecté ! Au poker où il faut payer pour me voir, même combat, j'ai vraiment tout gagné.
Le bluff étant acquis, comme il n'est pas possible de faire que ça, je pallie à la poisse, par une chance insolente qui me permet d'attendre patiemment le retour des bons moments.
Non, n'insistez pas, vous ne me ferez jamais jouer contre moi ! Mais alors, expliquez-moi,
pourquoi travailler comme un bœuf ? Mais, mon bon monsieur, je vous l'ai dit, dix fois, vingt fois… Je ne travaille pas…Je bluffe !

 

*

 

Seuls les pets des autres sentent mauvais

Ce gaz intestinal qui s'échappe de l'anus avec ou sans bruit,
quand il nous est propre a des relents de foin, de fleurs séchées, de fruits mûrs, blets, toujours défendus.
Récupéré habilement, avec adresse, juste entre les fesses, au creux de la main,
C'est un moment de plaisir rare qu'on ne partage pas,
que l'on respire avidement, en cachette, en écartant doucement les doigts.
Il faut faire vite, très vite, pour que rien n'échappe.
Un bienfait pour votre nez, et seulement le vôtre.
C'est un plaisir solitaire, furtif, fugace, presque impertinent...
Ressemblant étrangement à celui d'Onan. Plus parfumé ! Mais également légendaire.
A chacun ses pets, les odeurs seront bien gardées.
Au collège, le soir à la veillée on essayait en vain, de les allumer !
On se brûlait le cul juste pour rigoler.
Et ce grand drap que l'on soulève, seul dans son lit, juste pour voir si rien n'a changé ;
on inspire un grand coup pour ne rien  manquer !
Le parfum est bien là, il monte...
C'est quelquefois à vous couper le souffle et vous restez béat
Exagérément satisfait, vous croyant bien incapable, de porter un tel pet... comme une plainte, au commissariat !
Auto satisfaction, comme quand vous prenez livraison de votre nouvelle voiture... non, elle ne sent rien... pas encore !
Mais, prousts, vents, vesses, ils sont votre propriété, privée, vous en êtes les auteurs, les compositeurs, les interprètes !
Alors, surtout, mais surtout, ne les déclarez pas à la Sacem, elle vous ferait payer des droits d'odeur !

                                                                              Moorea. 1972.
                                                                                 (Dans l'alizé)

     

     

 

Voici quelques chansons de
Jean-Marie Roch


Jean-Marie gratte sa guitare depuis maintenant....
-Ha, ça nous rajeunit pas hien mon vieux ?
La chanson "Sur la route de Santiago" il l'a écrite avec ses pieds. Ben oui, il a fait le pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Comme j'ai lu son récit de voyage, je peux vous assurer qu'il a vidé quelques bouteilles...
Ha mais, j'ai pas dit qu'il buvait... Bon, moins que moi en tous cas...
Ha, un conseil si vous le rencontrez un jour et qu'il touche à votre guitare, méfiez-vous c'est un spécialiste pour casser la corde "". Quand il voit que vous êtes pas trop bourré et que vous pouvez jouer, il le fait exprès, c'est pour jouer tout seul et épater les filles, lui, il a des cordes en acier, il croit que ça fait viril...

 

Psycho Errance Blues again.
Paroles et musique Jean-Marie Roch.

A force de chercher des solutions,
Pour soigner ma p'tite tête.
A essayer de vivre mieux,
Dans ce monde si abject.
Me faire avoir par des gourous,
Des politicos-prophétes.
J'ai failli perdre mon humour,
Fumer la moquette…

T'es qu'un zéro, Qu'un pauvre mec ! (bis)

A force de chercher l'amour,
Caché sur notre planète.
A chanter "Imagine" tous les jours,
A Tue tête ! Et knocking in the heaven doors,
Pour des clopinettes.
J'ai faille adhérer au parti,
Finir chez Arlette…

T'es qu'un barjot, Rien qu'une lopette ! (bis)

Mais maintenant c'est fini,
La prise de tête.
J'ai choisi d'faire du blues rock,
Et je fais la fête.
Avec mes copines Sophie, Nadia et Dédette,
On se retrouve à l'apéro,
Et c'est " l'whiski à gogo "

T'es qu'un soulo, Qu'un vieux macho (bis)

 

 

*

 


Sur la route de Santiago
Parole et musique Jean-Marie Roch

A chaque pas que tu fais,
Tu avances vers ton éternité.

Tu vas sur le chemin sacré
De l'amour et de la liberté.

Sur la route, sur la route, De Santiago (bis).

Et le soleil chaque matin,
Te donne son amour et c'est bien.

Tu es sur une voie lactée,
Qui te remplira d'humanité.

Sur le route, sur le route, De Santiago (bis).

Quand tu rencontreras l'étoile,
Celle pour qui tu as mis les voiles.

Tu sentiras battre ton cœur,
Et plus jamais tu n'auras peur.

Sur la route, sur la route, De Santiago (bis).

Et même si tu as mal aux pieds,
Que tu ne peux plus respirer.

Demande à Jacques il t'aidera,
Et dans ton cœur viendra la joie.

Sur la route, sur la route, De Santiago (bis).

MALOU
Paroles et musique Jean-Marie Roch.

 

Mon Dieu ! y a tant de filles
Des blondes, des châtains, des rousses,
D'ébène, d'acajou.
Mais moi je veux Malou, Elle est si belle, elle me rend fou !

Elle est où Malou,
Elle fait les quatre cent coups
Malou
Elle les rend tous fous !

Mon Dieu ! Y a tant de filles
Des sympas, des câlines, des coquines,
De celles qui te font des bisous.
Mais moi m'en fous, je veux Malou
Son sourire est si doux.

Elle est où Malou
Elle fait les quatre cent coups !
Malou
Elle les rend tous fous !

Mon Dieu ! y a tant de filles sur terre
Des sœurs, des épouses, des mères,
Des sucrées, des amères, c'est fou
Y en a partout, Mais moi j'aime Malou
A elle seule elle est tout…

Elle est où Malou
Toujours à faire les quatre cent coups
Malou
Moi aussi je veux être fou !

*

Je suis un marin
Paroles est musique Jean-marie Roch.

Je suis un marin,
Sans bateau, et sans port.
Je bois du gros rouge,
Dans des bistrot bizarres, (Bis)
Histoire d'y rencontrer le hasard…

Refrain : Touche moi le pompon,
Le mat d'artimon.
Ca m'fait plaisir,
Et c'est bon !!

Avec ma guitare,
Je gratte le désespoir.
Je chante la fin,
Du rafiot des terriens, (Bis)
Histoire qu'on se donne un peu la main !!

Touche moi le pompon,
Le mat d'artimon.
Ca m'réchauffe le cœur,
Et alors j'ai plus peur !!

Je suis un marin,
Qui maudit le chagrin.
Qui va son chemin,
Au milieu des requins, (Bis)
Les commerciaux, et les psycho-machins !!

Touches-moi le pompon, Le mat d'artimon.
Ca t'ouvre le cœur,
Et ça me rend meilleur !!

Je suis un marin,
Et je vous veux du bien.
Je cherche un copain,
Pour partager mon pain, (Bis)
Un peu de vent pour aller de l'avant !!

Touches-moi le pompon,
Le mat d'artimon.
Ca va nous unir,
Et on va plus souffrir,
On va plus souffrir !!

 

Quelques textes de Michel Mogniat de 1968 à aujourd'hui et demain....
quelques uns de ces textes ont été publiés en plaquettes, d'autres pas...

Marguerite est psychanalyste, membre de l'UTOPIE
(Union Temporaire Ovine-et-bovine des Psychanalystes Incorrects et Euphoriques)



D'accord elle est belle Marguerite, mais vous n'allez pas rester là à la regarder pendant des heures, non ?
Alors appuyez sur le petit bouton là sur votre droite
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Mais faut tout vous dire à vous alors ?
Descendez si vous voulez lire les poèmes de Michel

Ha, un dernier mot, pour les nouveautés -c'est là où ça clignote comme un  arbre de noël  en principe c'est à la fin...

 

 

 



Quand on manque d'affection
On manque de tout
Quand on manque d'affection
On n'a goût à rien
Quand on manque d'affection
On manque de moyens

*
Je suis peut-être un parasite, mais je ne brouille pas n'importe quelles ondes.
*
Un homme a autant besoin de citation qu'un chien a besoin de sa queue.
*
Au procès de la misère, le salaire est un témoin à charge.

*

Saisons Bureaucratiques


Janvier dit à Février que si Mars continue de suivre Avril il s'en plaindra à Mai, qui connait bien Juin, (lequel a le bras long auprès de Juillet) ce dernier appellera Août, même en vacances, afin que ce dernier s'en réfère à Septembre qui prendra des mesures en Octobre pour que Novembre fasse en sorte que Décembre constate la fin de l'année.

Fait en trois exemplaires au bureau des quatre saisons.
Bureau de la semaine des quatre jeudis, pour servir et valoir ce que de droit.

*

Le bonheur

Le bonheur est un ami qui vit par çi,
Qui vit par là ;
Ca s'trouve partout, à quelques pas, ici, là-bas.
C'est le marteau du forgeron et le couteau de l'assasin.
Ca s'trouve partout en général
Et chez les gens de temps en temps.

Le bonheur, c'est passager
On m'a dit ça quand j'étais gosse
Mais le bonheur, qu'est-ce que c'est ?

...C'est peut-être la fleur qui se donne à l'abeille ;
C'est quand je sens les arbres qui se donnent au ciel ;
C'est quand je vois le vent qui me donne son souffle.
Le bonheur c'est dans la rue quand les chiens jouent aux dames
Et qu'ils soufflent
Et comme souffler n'est pas jouer
Ils recommencent.

(Antibes 1970)

*

Je suis le vent et j'emporte
Au loin tes pensées
Je suis le vent
Et les mets au secret
je suis le vent
Qui caresse tes joues
je suis le vent
Qui soulève tes jupes
Je suis le vent qui caresse ton corps.

*

Emoi

Tu tricotes un tricot
Qui sera sur ma peau
Qui sera sur mes côtes
Et moi je sens ta peau
Et moi je vois tes côtes
Et le désir me prend
De te posséder...

*

J'en ai connu

J'en ai connu
Des qui se prenaient pour de la merde
Mais qui n'étaient que des estrons
Des qui n'avaient l'air de rien
Mais n'étaient pas grand chose
Des qui n'osaient pas faire
Mais qui le faisaient faire
Des qui couraient deux lièvres à la fois
Mais n'en attrapaient aucun
Des qui n'y croyaient pas
Mais qui y faisaient croire
Des qui avaient les pieds sur terre
Mais qui tombaient des nues
Des qui tiraient au clair
Mais qui n'y voyaient que de feu
Des qui étudaient pour être bêtes
Mais qui étaient connus comme le loup blanc

Est-ce ma faute à moi si j'en ai tant connu ?

Moi qui depuis si longtemps hurle sur les toits
Que je suis muet comme une carpe...

*

Jeux interdits

J'ai joué sur un flipper
Où il y avait un pilote de guerre américain
Et à côté, un agent spécial de la C.I.A
Qui lui disait l'air "top secret" :
"Good luck for your mission".
Sur le tableau du billard électrique
Il y avait plein de drapeaux,
Américains, bien sûr.
Assis, tranquille devant mon demi de bière
Je réalise que j'ai donné
Cinq franc pour le Viet-Nam.

*

Cinquante...

Vous avez cinquante ans,
Moi, je n'en ai que vingt.
Votre vieille expérience
N'est donc plus à l'ordre du jour.
Je fais, dites-vous, des bêtises
Que je risque de payer cher.
Ce que vous n'avez jamais osé vous Offrir.
Que je tournerai mal,
Que je n'aurai jamais de poste dans Une Direction...
Ce qui prouve au moins,
Qu'à défaut de droit chemin
Je serai toujours dans la ligne droite
Que la Direction me fera prendre.

*

De l'or en barre...

" C'est de l'or en barre qui tombe ! "
Que tu disais quand il pleuvait.

Et moi je ne comprenais pas.
Je ne comprenais pas alors.
Aujourd'hui je comprends que cette pluie,
Elle te faisait gagner des heures de travail.
Je le comprends parce que j'arrose mon jardin.
Il a fait chaud, il a fait sec.
J'ai bu le pastis pour me désaltérer
Et je pense à ta phrase,
A cette phrase :

" C'est de l'or en barre qui tombe !"

Je l'arrose à la main, ce soir, mon jardin.
Parce que d'habitude c'est l'arrosage automatique.
Je mouille ma piscine,
Dans les jardins que tu faisais
Il n'y avait pas de piscine.
Même les riches, alors, n'avaient pas de piscine.
J'arrose mon jardin, dans ma maison.
Une de ces maisons dans lesquelles tu arrosais
Le jardin des autres.
Tu étais devenu jardinier, un bon jardinier,
Faute de mieux.
T'étais pas fait pour ça.
Je comprends plein de chose
Parce que la pluie n'est pas tombée.

En fait, j'avais compris déjà et depuis bien longtemps,
Mais j'y pense aujourd'hui,
Par un de ces longs soirs d'été.
J'ai arrosé aussi mes tomates,
Deux ou trois pieds, un vrai caprice.
Tu serais fier de moi !
Je ne te ressemblais pas, alors…
Depuis, je sais que tous les hommes se ressemblent.
Les pauvres surtout se ressemblent...
Les riches ressemblent aux riches.

"C'est de l'or en barre qui tombe ! "
Que tu disais quand il pleuvait.

Et moi je ne comprenais pas.
Aujourd'hui je comprends, et je sais ce que tu disais.

Je ne te ressemblais pas, j'ai pris une autre voie.
Je parle avec des mots que tu comprendrais pas.
Je me souviens pourtant de tes maximes,
De ces phrases toutes simples
Qui m'ont servi d'éducation.
On ne se parlait pas, tu savais pas le faire.
Ca m'a manqué, j'en ai souffert.
Mais tu n'y pouvais rien.
D'ailleurs, ce que tu aurais pu dire,
Je ne l'aurais pas compris :
J'étais trop jeune et bien trop con.
On a toujours les mots de sa génération.
" La vie d'un homme ne vaut pas tout l'or du monde "
Que tu disais souvent, je me souviens de toi.

Le dimanche matin tu me tenais la tête
Pour me coiffer, avec la raie à gauche.
La brillantine et le "sent bon" des pauvres.
Et puis on sortait tous en famille avec la dauphine.
Maman préparait ma sœur et toi tu me préparais moi.
Il ne manquait que la Messe, mais on n'y allait pas.
T'étais un rouge, un vrai.

Les rouges, tu les avais connus au maquis.
Tu leur étais resté fidèle.
C'était une famille, La tienne, la seule.
On ne t'a pas décoré comme ces "résistants" les vrais.
Ceux qui écrivent leurs mémoires
Et passent à la télé.
Ceux qui étaient déportés s'ils étaient pris
-C'est tout à leurs honneurs-
Toi, les honneurs qu'ils ont eu, tu ne les a pas eu :
Vous étiez des brigands, vous étiez des bandits.
Toi, si on t'avait pris, je ne serai pas là :
Attaché par les pieds et traîné par un camion :
Pris sans uniformes, les armes à la main
Les conventions de Genève n'y peuvent rien.

"C'est de l'or en barre qui tombe !"
Que tu disais quand il pleuvait.

Et moi je ne comprenais pas.
Aujourd'hui je comprends.
Je suis devenu un homme à mon tour.
Je prendrais le pastis avec toi,
Et d'ailleurs je l'ai pris quelquefois.
Je remercie le Ciel d'avoir pu te connaître
Avant qu'il ne t'enlève.
J'ai pénétré la vie aussi, j'ai eu femme et enfant.
A mon tour, j'ai été père. Suis-je meilleur que toi ?
Je n'en suis pas certain, pourtant je sais parler
Et je comprends les cœurs, c'est un peu mon métier.
Tu ne m'en appris aucun, pas même jardinier,
Pourtant, t'aurais aimé.
Tu m'appris autre chose :
A me lever, à travailler,
A aimer le travail et à le respecter.

Mais les gosses aujourd'hui...
Papa, si tu voyais !

Je vais pas t'emmerder avec ça, les problèmes de père,
Avec moi t'as eu les tiens.
Enfin, je ne t'ai jamais fait honte.
-Parfois j'ai de la chance-

"C'est de l'or en barre qui tombe ! "
Que tu disais quand il pleuvait.

Et moi je ne comprenais pas.
En arrosant, ce soir je pense à toi
Arrosant mon jardin.
Il y a longtemps qu'on ne s'est pas rencontré.
Demain, j'irai prier sur ta tombe.

(2005)

*

Vingt neuf ans, un restaurant...

On a quand même l'air un peu con
tous les deux.
Après tant d'années
tous les deux,
En s'embrassant sur la bouche en sortant du resto,
Tous les deux...
Surtout avec nos lunettes qui s'entrechoquent,
Tous les deux.
On doit avoir l'air un peu con.
Tous les deux.
Et une fois dans l'auto
Tous les deux,
Ce regard familier du désir, ce regard
si nouveau.
Mais qu'est-ce qui me retient,
-Tous les deux-
De glisser ma main sous ta jupe,
Tous les deux,
Peut-être le respect..
Ma Dame
Et à nouveau, encore et toujours
Le désir me prend de te posséder.

15 Mai 2006

*

La Nostalgie

"Il nous faut rattraper tous nos jeunes désirs,
Les retrouver tout neufs dans l'antre du plaisir
."
Me soufflait-elle en vain, sans y croire elle-même,
En décorant ses mots avec de pieux "je t'aime".

On s'agite parfois quand revient le printemps,
Mais à nos âges on sait, qu'on ne court pas longtemps.
Et les désirs s'en vont, un à un ils se perdent ;
Lâchant jour après jour un peu de leur superbe.

Ils tombent dans le trou de l'entonnoir du temps,
Nous les cherchons en vain en de furtifs instants.
Quand le Désir s'endort, la Nostalgie s'éveille,
Et petit à petit, elle meuble nos veilles.

Elle s'installe en nous sans autorisation
Et sans nous consulter, nous tient conversation.
Elle devient bientôt la nouvelle compagne
Et l'infusion du soir remplace le champagne.

Elle dit doucement que les temps révolus
Sont partis à jamais et ne reviendront plus,
On ne l'écoute pas on ne veut rien entendre
Et pourtant, quelquefois, on se laisse surprendre

A lui jeter un œil qui la trouve… jolie ;
Et l'on entend alors sa parfaite homélie
Et l'on se serre un peu pour lui faire une place,
Les désirs ne sont plus, mais elle les remplace.

Novembre 2006

*

Départ en empruntant aux vieilles chansons….

"Ma fille, mon enfant
Voici venir le temps…"
"Et maintenant tu vas partir
Tous les deux nous allons vieillir…"

Tous les deux, ta mère et moi bien sûr
Mais pas si vite, ne t'en fais pas.
"Nous sommes d' la mauvaise herbe
Braves gens braves gens,
C'est pas nous qu'on rumine
Et c'est pas nous qu'on met en gerbe"
.
On est des déclassés, des atypés
Tu t'en es quand même un peu aperçu
En vingt ans…
Demain tu prendras ton envol
Avec tes propres ailes.
On a essayé de faire en sorte qu'elles soient solides ces ailes.
Mais ce sont les tiennes.
Les tiennes à toi, comme ta vie.
Nous, on s'est contenté de tricher,
On a collé du duvet sur chaque plume
Pour que tu puisses voler plus haut et plus longtemps.
Pour que tu ait moins froid aussi...
Tu sais bien, chaque morceau de duvet qui t'embêtait
Quand on le fixait au bout des plumes de tes jeunes ailes magnifiques
Dans le genre :
"Vérifie toujours que…"
"Fais attention à ce que…."
Bref toutes les "mamantises" que disent les mamans.
Et tous les "conseilneries" que donnent les papas.
C'est embêtant quelqu'un qui vous barbouille
Tout le temps les ailes de colle.
Ne ris pas, tu feras certainement pareil et même pire.
Ha ça n'a pas toujours été facile
T'es pas une fille facile, d'ailleurs ne le deviens jamais,
Les gens sont d'un méchant tu sais…
Ho et puis j'ai pas toujours été facile non plus.
Faut pas trop me casser les couilles
Ou me la jouer "provoc".
Bref, tu vas partir.
Mais tu nous reviendras,
Je le sais, tu le sais, nous le savons.
Tu nous reviendras seule ou bien accompagnée.
"Fais attention dans tes démarches…."
Tu reviendras souvent et puis de temps en temps
Avec un beau garçon, toujours le même
Ou chaque fois différent.
Tout ça c'est l'avenir nous n'en savons rien
Ce n'est donc pas la peine d'en parler.
Nous verrons bien.
Donc, ce que je voulais te dire
En ces quelques mots tient en un seul,
Un mot usé et éculé
Employé mille fois par jour,
Un mot qui offusque certains
-On en connaît-
En fait sourire d'autres
Faire plus simple on ne peut pas :
Bref, je te dis

MERDE

Juillet 2006

Voyez, en quelque sorte, ..

Et tout ce que j'avais à offrir, je ne l'ai plus.
Envolé, disparu.
Ma nostalgie que tu aimais tant
A disparue avec le temps.
Et les heures passées à écouter Cohen ou Aragon
Se sont lentement effacées devant l'implacable réalité.
Mais nous ne sommes pas encore devenus des robots...
A peine des comptables...
Putain, que c'est con d'avoir eu vingt ans
...Surtout à de certains moments.

Bon allez, va, je t'aime quand même
Surtout en écoutant Cohen
On fera rimer ça, avec blême
Voyez en quelque sorte, on est toujours poète....

Voyez, en quelque sorte...
Ben je sais bien que c'est pas gai tout ça,
Mais c'est tellement vrai
Qu'on ne peut que s'en aimer plus fort.

Oh Like bird... Ladymidnight..
I love you in the morning
..
Et tout ce que je "guitarais" pour toi, juste pour toi,
Dans l'anonymat.

Te souviens-tu, une après-midi en rentrant, je jouais "L'étranger"
Et tu m'as dis :"Je croyais que c'était le phono".
Ben c'était même pas vrai !
Nananère !
Et je ne partirai pas, contrairement à la chanson :
Je reste fidéle aux vieux idéaux : je t'aime et je reste !
Puis bon, y'a que dans les chansons qu'on a le choix,
Qu'on dit je t'aime et au revoir en même temps.
En vrai, pour de bon,
Dans les chansons on aime pas !

Mais toi, tu sais bien que je t'aime...
Août 2008

*

 

 

 

 

 

 

 

*

Il ne faut pas réveiller les fleurs
Qui dorment dans le lit des rivières
Il ne faut pas faire peur aux herbes
Qui courent après le vent
Il ne faut pas tuer les pierres
Qui se bronzent sur les routes
Il ne faut pas sinon,
Je ne t'aimerai plus.

*

J'aurais voulu dit le premier
J'aurais voulu dit le second
J'aurais pu dit le troisième
Nous aurions voulu pouvoir
reprennent en choeur les deux premiers....

*

 

                           Poème

  Je tiens
           une idée
                           que personne n'a
              jamais
               eue
                      Mais elle m'échappe
                                   et repart
   Je la vois sur le quai
               des Grand Augustins
                                                  Elle tombe dans la
                                              Seine
        se mélange aux flots
                                    et disparait
    Dans la nuit.

Tant pis :
             Je n'écrirai pas ce poème !

*

J'aimerai

  • J'aimerais que tu m'embrasses avec ta bouche sur ma bouche
    J'aimerais que tu me regardes avec tes yeux dans mes yeux
    J'aimerais ôter les vêtements de ton corps et les poser sur la chaise
    J'aimerais que tu ôtes les vêtements de mon corps et que tu les poses sur la chaise
    J'aimerais promener ma langue sur ta fourrure
    J'aimerais que tu poses ta bouche sur mon crin
    J'aimerais boire ta rivière de diamants
    J'aimerais rire de toutes tes dents
    J'aimerais couvrir ton corps de fleurs
    J'aimerais te noyer de bonheur
    J'aimerais te faire l'amour vingt cinq heures par jour
    Mais le Bon dieu ne te connaissait pas, et il a fait les jours beaucoup trop courts,
    Pour moi, qui t'aime d'amour.

 

 

  • La soupe aux pois

La soupe aux pois cassés
Fume dans la soupière deux fois cassée
Et recollée deux fois par l'ami de René
Qui fait la soupe aux pois cassés
Qui pèse de tout son poids
Dans la soupière cassée deux fois
Et recollée deux fois par l'ami de René
Qui fait la soupe aux pois cassés
Qui parfume la maison
De la cave au grenier
Embaume l'escalier
Où l'ami de René est tombé
Ce qui a cassé la soupière
Dans laquelle était la soupe aux pois cassés.

*

L'imparfait

A trop vivre pour toi
J'ai oublié de vivre
A trop te regarder
Je n'ai plus su rien voir
A trop écouter ta musique
Je n'ai plus su chanter
A n'être que ton chien
Ma laisse s'est cassée
Et pour parler de nous
Aujourd'hui c'est l'imparfait.

*

Sagesse populaire

On m'a dit :
L'oisiveté est mère de tous les vices !
Mais on m'a dit aussi :
La Cassure du rythme permet la réflexion.

On m'a dit :
Les voyages forment la jeunesse !
Mais on m'a dit aussi :
Pierre qui roule n'amasse pas mousse.

On m'a dit :
Le travail est un trésor !
Mais on m'a dit aussi :
L'argent ne fait pas le bonheur.

On m'en a dit des choses !
On m'en a donné des conseils !
A mon tour, un conseil :
N'écoutez jamais les conseils qu'on vous donne !

*

Un agent de police est en faction
Devant un fonctionnaire
Lequel est un ancien tortionnaire.
l'agent de police, très poli,
Ancien poliseur sur métaux,
Lui demande l'heure.
Et le fonctionnaire,
Ancien tortionnaire
lui répond : il est cinq heures dix.

*

Balitisque

Pour savoir de quel endroit
Est partie la balle qui va me tuer
Il me faudrait faire exactement
Le même trajet qu'elle a fait,
Mais en sens inverse évidemment.
C'est une question de balitisque-toc !

*

Il y a...

Il y a ceux qui mentent
Continuellement, jour et nuit.
Il y a ceux qui se cachent,
Continuellement, jour et nuit.
Il y a ceux qui se cherchent,
Continuellement, jour et nuit.
Il y a ceux qui s'observent,
Continuellement, jour et nuit.
Il y a ceux qui tournent en rond
Continuellement, jour et nuit.
Il y a ceux ceux qui empêchent de tourner en rond,
Continuellement, jour et nuit.
Il y a ceux qui pissent dans l'eau,
Continuellement, jour et nuit.
Il y a ceux qui ne boivent jamais d'eau,
Continuellement, jour et nuit.
Il y a ceux qui meurrent,
Continuellement, jour et nuit.
Il y a ceux qui vivent,
Continuellement, jour et nuit.
Et il y a les autres, tous les autres,
Continuellement, jour et nuit.

*

 

Deux chansons...

Voici deux petites chansons, bien différentes une de l'autre. La première se joue "allegro ma non tropo" sur un rhtyme "à la Brassens", la seconde s'arpège.
Les textes sont déposés. Quand j'aurai le logiciel adéquat -et que je saurai le faire- je les mettrai peut-être en MP3 sur le site :-))

Chanson con

Je l'avais rencontré au milieu de la nuit
En sortant du bistrot elle m'a dit " tu me suis ?"
Comme elle avait un cul à faire bander un mort
Je la suivis ma foi, sans regrets ni remords.

Ref : Je suis con, elle est con, elle est con ma chanson.

En montant l'escalier je fus saisi d'un doute ;
L'amour est toujours plus que ce que l'on redoute.
Elle enleva son haut mais portait un jupon
Ce accent de pudeur redoubla mes soupçons.

(Au refrain)

Ses seins étaient très beaux, bien tendus et bien droits ;
Hélas, un peu plus bas autre chose était droit !
J'hésitais un instant, à vrai dire fugace,
Les plaisirs de Vénus veulent quelques audaces !

(Au refrain)

Certes, je comprends bien que de ces choses là,
En comité restreint, de parler on se doit.
Je n'en dirai pas plus sur les joies de Socrate ;
Misogyne à tout coup j'en deviens phallocrate.

(Au refrain)

Me juge qui voudra, mais je peux affirmer
Que j'eus beaucoup de joies et que je fus aimé !
Quant aux dames choquées, dites-vous bien ma foi,
Que pour vos céphalées nous avons d'autres choix...

Ref. final : Je suis con, elle est con, y'a pas d'con dans ma chanson.

*

 

Mademoiselle

Écoutez-moi Mademoiselle, Mademoiselle écoutez-moi
Mais qui vous parle Demoiselle, c'est simplement votre papa.
Tu veux savoir Mademoiselle, ce que te veut ce bonhomme là
Je vais te dire Demoiselle, parler un peu avec toi.

Pour te dire combien je t'aime, et combien tu me rend heureux,
Tu penses que ça vaut pas la peine de faire une chanson pour si peu.
Si de mon cœur tu es la reine, tu n'a rien à faire d'un vieux
Qui aborde la cinquantaine, il est plus temps d'être amoureux.

Chacun les soucis de son âge, la vie en grand t'ouvre ses bras,
Un jour tu plieras tes bagages, pour t'en aller au loin de moi.
Il te faudra vivre ta vie, et égrener jour après jour,
Le chapelet de tes envies que tu vivras dans tes amours.

Je te souhaite un très bon voyage, je n'ai qu'un billet pour le quai
Il convient au gens de mon âge, de dire au revoir aux passagers.
Fais attention dans tes démarches à pas tirer le mauvais roi
Il ne faut pas rater la marche et tomber sans savoir pourquoi.

Tu t'inventeras ton histoire comme celles que je te racontais
Je t'ai bercé encore ce soir après que tu m'eu embrassé
Ta mère arrive elle t'embrasse il est temps d'aller se coucher
Excuses-moi le cœur me lasse ma fille ma très tendre aimée.

*

Elle me verra venir...

Elle me verra venir
Avec ma gueule ordinaire
Ma gueule de citoyen
Ma gueule de camarade, de militant
Ma gueule de petit bourgeois bien pensant
En fait, ma gueule, elle s'en fout.

Elle me verra venir
Avec mes tuyaux dans la bouche
Avec mes tuyaux dans le nez
Avec mes tuyaux dans les bras
Avec mes tuyaux dans le ventre.

Elle ne dira rien,
Elle a l'habitude.
Je la connais un peu,
Elle est discrète.

Elle ne me jettera même pas un regard
Je ne serai même pas pour elle un numéro,
Tout juste un passager en transit sur le quai.
Elle poinçonnera mon ticket
Par habitude, par routine.

Ca ne sera pas en "grande pompe"
Ca ne sera pas dans l'extraordinaire
Ca se fera dans le quotidien,
L'habituel et l'ordinaire.

J'aurai peut-être dû y aller avant...
Avant tous ces tuyaux
Quand il était temps encore
Mais j'ai voulu y croire encore
Croire un petit peu que j'en aurai un peu plus,
Comme tant d'autres...

Elle m'a bien menti
Elle est tellement forte.

J'aurai dû y aller avant
Quand il était encore temps,
Temps de mettre le canon dans ma bouche
Partir avec l'image de ceux
Qui meurent droits et dans la dignité
Et toutes ces conneries qu'on croit
Quand elle ne rôde pas
Autour de nous

Ils m'ont ouvert deux fois
Et puis une autre fois
Et une quatrième
Suivie d'une cinquième.

Je les connaissais bien,
Du moins, je le croyais.
Je croyais déjouer leurs plans et leurs manoeuvres.

Je croyais, bien naïf,
Qu'entre Elle et moi ce serait la Grande Oeuvre.

Mais non, je ne suis pas le décideur,
Tout juste un bon O.S.
Tout au plus un manoeuvre.

Dehors, il y a du soleil,
Mais je m'en fous,
Mais je m'en fous..

Décembre 2005

*

Je lui jetais un oeil
En lui prêtant une oreille
Puis je laissais échapper
Quelques paroles
Qui ne tombèrent pas dans l'oreille d'un sourd
Et lui brisèrent le coeur
Alors elle perdit la tête.

*

Les loges du corps ou La complainte du bodybuilder

Je ne suis qu'une image, un reflet
Et ça dure à présent depuis quelques années.
Tous les matins j'y vais,
Charriant mes trente tonnes,
Bon an mal an,
A moi seul, je décharge Rungis !

Assis, bien droit, je lorgne mes biceps
Jetant un œil sur mes triceps,
Mes "pecs" mûrissent à vue
Dans le miroir magique.
Des altères à chaque bras
Ce type là, juste en façe,
Ce type c'est bien moi !

J'ai pris toutes les dopes
Les protéines, les steaks crus
La caféine et puis le jus machin
Et le jus machin chose avant la créatine.

A la folie du corps je paye le tribut
Le prix d'entrée en somme dans la noble tribu
Celle des mecs, des vrais, des épilés un peu pédé…
Ceux qui ont de gros bras et un petit cerveau.
C'est ainsi qu'on nous voit, c'est ainsi qu'on nous dit

Pas tout à fait pourtant…

Oui je me fais souffrir ! Ho oui j'aime mon corps !
Mais de ces deux plaisirs Lequel est le plus fort ?
Malin qui nous dira si Narcisse est premier
ou Masoch le devance ?
Souffrir pour être beau
Et si on le peut pas,
Qu'on soit au moins costaud !

La froideur de l'acier et la chaleur du corps
S'épousent au fil des jours.
Fais attention à toi et veilles sur ton corps :
Demain, ou même avant, nous saisira la mort.

*

La vieillesse est un naufrage ?
Je crois que j'ai une voie d'eau à la salle des machines !
*
Tout compte fait, tu n'es pas la femme de ma vie... Tu es ma femme.

*

Il n'est pas nécessaire d'avoir fait fortune pour avoir eu une vie riche et vice versa !

*

Le travailleur à la recherche de son temps perdu :

-"Longtemps, je me suis levé de bonne heure..."

*

Lu quelque part :
"L'éternité c'est long, surtout vers la fin..."
*
Epitaphe :
"Alors Docteur, toujours optimiste ?"

*

Une femme qui a eu beaucoup d'amants, qui a écrit beaucoup de livres et est devenue célèbre ça s'appelle une personnalité.
Une femme qui a eu beaucoup d'amants, sans écrire de livres et sans être devenue célèbre, c'est une salope.

*

"Allez en prison, rendez-vous directement à la prison, vous ne passez pas par la case départ et vous ne recevez pas vingt mille francs"

Bon d'accord, c'est pas de la poésie, mais il fallait bien que je mette quelque chose, non ?

*

Etre pauvre toute ma vie ne m'a pas empêché d'avoir une vie très riche.

*

 

Mais pourquoi les trains toujours nous arrachent ceux qu’on aime ?
Que se soit à la pointe du jour ou à la nuit tombée
Ce sont toujours des heures blêmes
Mais pourquoi toujours les trains nous arrachent ceux qu’on aime ?

03/09/2010

 

 

 

-"Demain je serai le maître du monde !"
Hurla le savant fou en regardant son éprouvette d'une étrange façon.
-"Vieux fou, tu n'y arriveras jamais !"
Répliqua Bob Marchand.

Un coup de feu perça la nuit. Pan ! Pan ! *

A suivre.....
* Quelques mauvaises langues m'ont signalé que "Pan ! Pan !" équivalait à deux coups de feu, non pas un. Est-ce que ça change quelque chose à la découverte du savant fou et à l'intervention de Bob Marchand ? J'vous jure, y'en a alors....

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